

« On a d’un côté des lecteurs à la recherche d’un contenu qu’on ne leur offre plus et de l’autre une presse à la recherche d’un public qui n’existe pas», dixit Marcel Gauchet. La presse écrite doit faire face à deux problèmes, celui de sa définition, celui de son économie.
En ne sachant plus pour qui elle écrit, en singeant l’audiovisuel, elle s’est déspécifiée (voir l’abandon de l’info de proximité par la Presse quotidienne régionale). Ses chutes de lectorats étant imputables à une crise de l’offre qui a largement précédé l’arrivée d’Internet.
Le grand philosophe historien Marcel Gauchet, qui nous fait l’amitié d’être présent dans nos colonnes, ne dit pas autre chose.
En précisant qu’il croyait à un avenir du papier et de la presse pour autant que celle-ci opte pour un niveau d’exigence supérieur dans la recherche, l’analyse, l’organisation de l’information.
Ce qui sous-entend que celle-ci doit avoir un coût qui couvre toute une chaîne, allant du journaliste à la distribution, en passant par l’enquête, la documentation, l’iconographie, l’imprimerie, l’administration.
Des évidences pour un Marcel Gauchet mais qui n’en sont pas pour nombre de structures culturelles subventionnées, qui s’étonnent parfois que notre régie publicitaire les sollicite, puisque notre journal ne vit strictement que de ses annonces.
Comme il est question, élections oblige, d’Etats généraux de la presse, rappelons quelques évidences. Il existe une presse riche - entre les mains d’une poignée d’oligopoles tenant la distribution et les magnats de la pub - qui bénéficie de toute une palette d’aides gouvernementales, subventions ouvertes ou déguisées, prérogatives institutionnelles, perfusions économiques, complicités politiques, outre bien sur des budgets publicitaires conséquents servis par les mediaplaneurs d’agences bien en cour.
Il existe une presse pauvre, en kiosque ou pas, souvent ouvertement citoyenne, pédagogique, fidèle aux principes de l’éducation populaire, qui existe avec des moyens fragiles et beaucoup de système D. César, quelle que soit sa notoriété, en fait partie qui ne compte que sur ses propres forces, c’est-à-dire la qualité et pertinence de ses contenus et la participation des annonceurs fidèles qui lui font confiance.
« Participation », tant nous estimons qu’avec une philosophie d’intérêt général, nous réalisons avec les structures et associations culturelles une sorte de co-construction culturelle territoriale, de Menton à Toulouse et de Briançon à la Corse.
Annonceurs fidèles, parfois modestes mais vigilants, qui ont compris que notre existence dans le paysage est précieuse par ses temps spéculateurs et xénophobes qui jugent que la culture est une donnée aléatoire.
Façon de dire aussi qu’il serait temps que nos élus et les collectivités territoriales qui gèrent l’argent public engagent une réflexion et des actions pour renforcer les « défenses immunitaires » d’une presse qui favorise la construction d’un public démocratique.
Milan Savane
(1) A suivre : à Montpellier, Comédie du livre, le 29/5 à 11h30, salle pasteur, table ronde : journalisme 2.0... presse et média à l'heure du numérique. Avec Jean-François Kahn (fondateur de Marianne), Edwy Plenel (fondateur de Mediapart) et Serge Moati (journaliste, réalisateur).
Claude Sintes, conservateur du Musée départemental Arles antique nous propose son coup de cœur pour une sculpture romaine le Guerrier captif.
En 2001 était inauguré à Quinson dans les Alpes de Haute-Provence, le Musée de Préhistoire des Gorges du Verdon. Pris en charge par le Conseil Général des Alpes de Hautes Provence, à ce jour il est considéré comme l’un des grands musées de Préhistoire d’Europe.
« César : Tu mets d’abord un tiers de curaçao. Fais attention : un tout petit tiers. Bon. Maintenant, un tiers de citron. Un peu plus gros. Bon. Ensuite, un bon tiers de Picon. Regarde la couleur. Regarde comme c’est joli. Et à la fin, un grand tiers d’eau. Voilà !
Marius : Et ça fait quatre tiers !
César : Mais, imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers ! »
Marcel Pagnol, Marius, 1931.
Figure emblématique de la redécouverte du baroque, américain naturalisé français, William Christie pourrait passer pour un aristocrate anglais tant son élocution et sa délicate politesse lui donne une apparence de Lord. C'est peut-être ce mélange de raffinement, d'adaptation et d'exigence professionnelle qui l’a hissé au sommet de l'interprétation des plus grands, de Lully à Purcell, de Monteverdi à Handel.
« Pour défendre le socialisme il faut commencer par l’attaquer » disait l’auteur de 1984. Plus que jamais fidèle à la pensée d’Orwell, le Montpelliérain Jean-Claude Michéa pose, dans son dernier ouvrage, Le Complexe d’Orphée, la gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès une réflexion critique sur la gauche française.
La thèse du philosophe remettant en question les grandes tendances - Droite et Gauche -. On aurait remplacé le parti unique par l’alternance unique mais au fond rien ne change…
Trente ans après la mort de Louis Aragon, l’atelier de Cézanne lui rend hommage en présentant ses dernières œuvres graphiques. Aucun mot, pas un vers ni de strophes, aucun texte.
Du mythe à « l’esprit Larzac » : 40 ans de luttes pour une autre mondialité C’est un ouvrage décisif que vient de publier l’Aveyronnais Pierre-Marie Terral, professeur d’histoire à Rodez, à propos du Larzac et d’un mouvement de résistance qui fête ses 40 ans de lutte paysanne.
Piers Faccini est un artiste complet : auteur, compositeur, interprète et guitariste. Il est, aussi, peintre et photographe. Piers Faccini emménage en France à l'âge de cinq ans. Qu’il quitte pour l’Angleterre. Il commence à jouer publiquement à Londres en 1997, lorsqu'il fonde avec Francesca Beard, le groupe Charley Marlowe.
Il y a près de 35 ans Roland Hayrabedian créait le Chœur Contemporain, puis dix ans plus tard l'Ensemble Musicatreize, conçus dès le départ comme deux instruments au service de la création et de l'exploration du répertoire vocal contemporain.
Sa carrière de journaliste dans l'audiovisuel privé puis public lui a donné une connaissance intime de la fabrication de l'information. Un long séjour à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales l'a orienté vers la critique des médias dont il connaît les travers et les manquements. Son dernier film, Les Nouveaux chiens de garde, n’est pas une fiction sur la situation du paysage médiatique mais bien la réalité.
Chaque année l’Opéra Junior réalise, par convention avec l'Opéra National de Montpellier, une création lyrique pour laquelle est constitué un atelier de choeurs chargé de la formation des jeunes interprètes.
Depuis sa création, le Festival international du film sur l'argile et le verre, 8e du nom, accueille à chaque édition réalisateurs, producteurs, céramistes, verriers, artistes, archéologues, ethnologues, conservateurs, galeristes, architectes, enseignants, journalistes, amateurs éclairés, étudiants…
• 90 M€ de budget artistique
• 15 M€ de mécénat-parrainage
• 61 M€ de budget projets
• 29 M€ fonctionnement, communication, accueil
• 300 évènements
• 80 expositions
• 60 ateliers de l’EuroMéditerranée
• 40 chantiers de construction et réhabilitation
• 600 M€ injectés en équipements culturels
• 2 300 projets déposés / 600 retenus environ
Auteur de L’Immeuble Yacoubian (1982), phénomène d’édition dans le monde arabe, Alaa El Aswany est aussi un écrivain engagé comme en témoigne la publication actuelle des Chroniques de la révolution égyptienne, cinquante textes tranchants qui décrivent les pratiques politiques sous le régime d’Hosni Moubarak renversé il y a un an et qui se concluent tous par : « La démocratie est la solution ».
La White Horse Party orchestrée par le collectif Monstart Crew mettra le feu au Cargo de Nuit avec BlackHouse, Sir Jooon et Don Simone.
Depuis six années, l’Ecomusée de l’Olivier fait découvrir la culture de son arbre phare et invite un artiste à travailler son art, en lien avec ce thème, de manière directe, philosophique, culturelle et historique.
Festival de découvertes, Photomed a, pour sa seconde édition, choisi d’honorer le Maroc. Avec pour invité d’honneur, Massimo Vitali, la manifestation présentera une création photographique encore peu connue du grand public, mais qui souvent s’interroge sur l’identité de ce pays.
Célébration ambiguë du cinquantenaire des indépendances africaines toujours marquées au sceau de la « Françafrique » (1) avec sommet de chefs d’Etat africains à Nice et défilé des armées africaines sur les Champs-Elysées le 14 juillet. Coupe du monde de football en Afrique du Sud.
Deux prétextes de nature à rencontrer le « Kojak » du saxo, le grand Manu Dibango, auquel l’écrivain Calixte Bayala vient de consacrer un film et qu’on pourra apprécier sur quelques scènes sudistes.
Durant huit ans, Jean Ziegler, professeur émérite de sociologie à l’Université de Genève, fut rapporteur spécial des Nations-unies pour le droit à l’alimentation. Il est aujourd’hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme à l’ONU. Avec Destruction massive, Géopolitique de la faim (Ed du Seuil) il livre un plaidoyer vibrant en faveur d’un changement de cap pour éradiquer la faim dans le monde. Et montre l’interdépendance des causes entre l’insécurité alimentaire au Sud et la « crise » au Nord.
C'est le 19 janvier que Marseille Provence capitale européenne de la culture 2O13 dévoile son avant-programme.Retrouvez sur cesar.fr l'intégralité des projets, leurs contenus, les enjeux, les espoirs de tout un territoire...
Philippe Gardy est écrivain et universitaire. Il a longtemps enseigné l’histoire de la littérature d’oc aux universités de Montpellier et de Bordeaux. Nouvelliste, poète, traducteur et critique littéraire, il a publié une dizaine d’ouvrages en langue d’oc.
Bernard Buffet (1928-1999) a vingt ans lorsqu’en 1949 le Prix de la critique lui est décerné à Paris. Une distinction qui attire l’attention sur le jeune homme timide qu’il est.
Fellag, comédien, humoriste, écrivain, a douze ans en 1962, date de l’indépendance et de la fin de la colonisation de l’Algérie par la France.
La Croisée des Arts, le Pôle culturel de Provence Verte (cf. César N°305) propose sous l’égide du Conseil Général du Var son premier festival de danse, La Croisée des Danses.
Quelle mouche a donc piqué les directeurs d’opéra cette saison ? Après Marseille et Toulon, voici que l’Opéra de Nice propose sa version de La Bohème ; pour la troisième fois donc, en quelque mois, le chef-d'œuvre de Puccini revient dans notre région.
Ce n'est pas une météorite, elle vaut beaucoup plus qu'un prénom même très célèbre et n'a pas besoin d'artifices vestimentaires ou scéniques. L'Olympia constitue le premier fruit d'un long travail. Sa voix est unique, une présence et une prestance qui nous font penser à une certaine Grace Jones mais aucune comparaison ne peut la résumer.
Pour sa nouvelle édition, l’Odyssée de Martigues surfera sur la vague de l’année du Forum mondial de l’eau. Cet enjeu d’écocitoyenneté mettra un point d’honneur sur la programmation.
Bonne nouvelle : Jacques Livchine, du Théâtre de l’Unité, est en grande forme artistique. À chaque nouvelle création, il se demande pourtant comment aller plus loin… et il y va.
L’année Capitale 2013 sera rythmée par une ouverture à plusieurs échos (chut ! nous ne dirons rien !), une clôture (avec grande nuit des amateurs) et trois temporadas. Soit : Marseille Provence accueille le monde (de janvier à mai), Marseille Provence à ciel ouvert (de juin à août), Marseille Provence aux mille visages (de septembre à décembre). Chaque séquence sera ouverte par des temps forts associant inauguration de nouveaux équipements culturels, vernissages de maxi-expositions, rassemblements populaires et festifs.
Afin de célébrer la sortie de son album Cantos Queridos, Simon Bozlinger donnera un concert inédit à la Cité de la Musique de Marseille.
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